On vous a laissés deux semaines sans nouvelles …On va se rattraper ne vous inquiétez pas !! Mais tout d’abord, je vais tout de suite mettre fin au terrible suspense de la photo mystère…Le plus fort c’est mon popa !!! Le prix est différent de ce que l’on avait annoncé : au lieu de la boulette du riz, je t’offre 10 jours pour 2 à Sayaboury (nourriture, transport et logement non compris bien sûr…) ! Et oui, c’est bien une ruche sauvage qui est sur la photo, bien que je reconnais que l’hypothèse du poisson volant ayant raté son atterrissage était bien plus plausible ! Ne soyez pas trop déçus, vous aurez tous l’occasion de vous rattraper à la fin de ce message…
Je ne vais vous parler ici que de la première semaine, celle où nous nous sommes rendus sur le site de l’ECC : Elephant Conservation Center. C’est là où nous serons basés à partir de février, nous avons donc décidé d’y faire une première petite semaine de repérage. C’est aussi là que ce trouve le nouvel hôpital pour éléphants : pour l’instant, il est vide de chez vide, il vient à peine d’être fini. On a commencé à le nettoyer et à emménager progressivement le matériel dedans mais il y a encore énormément de boulot à faire… On s’en fout, on n’y sera qu’en février, d’ici là on espère que le véto italien aura bien bossé dessus !
Mais dans ce centre, il y a aussi et surtout….des éléphants ! En gros, le centre se divise en une partie vétérinaire, avec un programme d’incitation à la reproduction (des éléphants…) et l’hôpital, et en une partie « touristique » avec accueil des touristes et sensibilisation à la conservation. Les touristes peuvent aller se balader dans la forêt avec les éléphants, aller observer les éléphanteaux de près (2 pour l’instant, bientôt 3) et assister au bain des éléphants. Le site est magnifique, situé à la fois sur les berges d’un lac et en pleine forêt. On aura bien sûr l’occasion de vous reparler de cet endroit assez idyllique, je ne vais donc pas trop m’étendre dessus aujourd’hui. Des photos valent mieux qu’un long discours…
Quoi ?! Ces photos ne vous suffisent pas ? Vous voulez des photos de pachydermes ?!!! Et bien on vous a trouvé un peu trop impatients et pressés de voir une photo d’éléphant (on a même été menacé par des Valençois fraichement diplomés…on ne citera pas de nom !)…du coup on a décidé de vous punir un peu…Un éléphant ça se mérite, ça s’attend et ça se savoure !
Du coup, pour aujourd’hui, vous n’aurez le droit qu’à des «fragments » d’éléphants ! niark, niark, niark !
Pas à pas vers l'éléphant...
Pas à pas vers l'éléphant...
D'abord les yeux...
Vous pouvez d'ores et déjà votez pour votre trompe préférée !
Oh oh oh...je crois qu'un éléphanteau se cache sur ces photos..
En gros, un éléphant ce n'est pas seulement gros...c'est aussi et surtout magnifique !
De Sayaboury, on est aussi parti visiter 2 éléphants à Hongsa, 2h au Nord de Sayaboury qui avaient quelques problèmes de santé.
Il y a même un des deux éléphants qui a bouffé son cornac pendant qu’on était là...Attention, âmes sensibles s’abstenir….
Photo trucage…Tiens du coup je fais entorse à la règle du « fragment d’éléphants », là c’est plutôt le « fragment de cornac »…
Petit couac de la semaine : On a été appelé pour aller sedater un éléphant en musth à l’aide d’un fusil hypodermique…
Minute culturelle : Qu’est ce qu’un éléphant en musth ?
De façon imagé, l’équivalent de l’éléphant en musth chez l’homme correspondrait en gros (en très gros) à un supporter de foot ayant bu trop de bières, étant un peu trop chargé en testostérone et voulant tout défoncer parce que son équipe a gagné...Sauf que chez les éléphants, il n’y a pas d’équipe de foot…Le musth est l’incarnation même de la virilité dans toute sa splendeur et lorsque un éléphant est en musth il n’a que deux idées en tête : tout casser ET se reproduire ! C’est une période très dangereuse pour toutes les personnes autour de l’éléphant et certains sont vraiment incontrôlables. L’idée est que pour ces éléphants là, dès que les premiers signes du musth sont notés, il faut l’emmener en pleine forêt, loin de tout, l’attacher à un arbre avec quasiment aucune nourriture et attendre…desfois plusieurs jours, desfois plusieurs semaines et quelquefois plusieurs mois. Certains cornacs jouent avec le feu et préfèrent continuer à travailler avec leur éléphant plutôt que le faire arrêter. Au risque de perdre tout contrôle sur lui à un moment donné, de ne plus pouvoir l’approcher et que tout parte en vrille... Desfois aussi certains cornacs « mal formés » ne reconnaissent pas les signes annonciateurs du musth et se font piéger. Dans notre cas, l’éléphant était attaché mais le cornac voulait que l’on intervienne afin qu’il puisse le rattacher dans un endroit plus sur.
Bref, on devait aller tranquilliser un éléphant en musth ! Mais juste avant de partir sur les lieux on s’est aperçus qu’aucune fléchette ne fonctionnait...pas de bol…Sauf que la situation était quand même assez grave car le cornac avait été envoyé à l’hôpital par cet éléphant (une jambe cassée par un coup de trompe). Et qu’il voulait tuer son éléphant si personne ne pouvait le maitriser. Finalement, d’après ce qu’on nous a dit, 3 soldats sont venus pour encercler l’éléphant et avaient pour mission de tuer l’éléphant si jamais il cassait ces chaînes. Quelques jours après, on a enfin réussi à obtenir des fléchettes opérationnelles juste au moment où 6 cornacs avaient finalement réussi à le rattacher…Nous avons donc été parfaitement inutiles ! Clap clap clap ! On se rattrapera…
Voici la nouvelle photo mystère du jour, le niveau est un peu plus dur la récompense sera donc d’autant plus grande …Mais qu’est ce que ça peut bien pouvoir être ?!!!
Et sinon, continuez à nous laisser des messages ça nous fait super plaisir et ça alimente nos soirées (extinction des feux à 21h pour nous à peu près tous les soirs !).
Bonne chance à tous nos copains qui sont en pleine dernière ligne droite de thèse, on pense bien à vous (surtout à chaque pot de thèse qu’on manque...snif !).
